Savoir(s)
et responsabilité
Pour une nouvelle prise en charge du Bien commun
Synopsis
Le
point de départ de cette réflexion
est la lecture de deux ouvrages récents qui,
chacun à sa manière, dans leur analyse
rigoureuse de la crise de civilisation que nous
vivons aujourd’hui, en viennent à s’interroger
sur le rôle et le statut du savoir. Pour Ulrich
Beck (La société du risque),
la science est aujourd’hui plus que jamais nécessaire
mais de moins en moins suffisante. Pour Michel Serres
(Temps des crises), la prétention
du savoir (et du savoir faire) humains est désormais
confrontée à un autre savoir, un autre
corpus d’informations, celui qu’oppose à
cette prétention humaine le monde lui-même
(qu’il appelle aussi la « biogée »).
Mais comment ces limites s’expriment-elles, qui
peut être porteur légitimement et efficacement
de cet autre savoir ? On est renvoyé de la
science à la conscience, des experts à
l’échange et à la délibération
démocratique, et en fin de compte, à
la responsabilité de chacun.
Jean-Marie
Faux, Centre Avec, Novembre 2011, 5 pages A4.