L’écologisme
détrône le libéralisme…
Chez les Amérindiens Cris du Québec
Synopsis
Cette note traite d’un événement récent
qui peut avoir une grande portée dans le combat écologique.
Il intervient au Canada, au moment où la Conférence
de Montréal pour la lutte contre le réchauffement
climatique s’est clôturé sur une tonalité
positive, grâce notamment au ministre canadien de
l’environnement. L’événement concerne les
Cris, peuple amérindien de la Baie-James : c’est
l’élection d’un nouveau chef, ferme défenseur
des traditions et de l’environnement. La note retrace les
péripéties d’un long combat qui, depuis plus
de trente ans, oppose les Cris à la société
énergétique Hydro-Québec et au gouvernement
québecois qui la soutient. L’objet du litige est
un méga-projet de développement qui entraîne
la construction de barrages et l’inondation de terrains
de chasse, détruisant le mode de vie traditionnel
des Cris. Le nouveau chef déplore la faiblesse de
certains Cris qui cèdent des terres en échange
d’argent, il veut privilégier un autre développement.
Au delà du conflit d’intérêts, ce sont
bien deux cultures, deux manières de se situer dans
le monde qui s’affrontent. L’écologisme va-t-il détrôner
le libéralisme ?
Olivier Servais, anthropologue et historien, enseigne l’anthropologie
et les sciences religieuses à l’Université
catholique de Louvain (Louvain-la-Neuve) et aux Facultés
universitaires de Namur, en Belgique Il est membre du centre
Interfaces et administrateur du Centre AVEC et Mélanie
Chaplier, décembre 2005, 3 pages A4
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