Qui
peut venir, qui peut rester ?
Un état des lieux de la politique d’immigration
au seuil d’une nouvelle législature
Synopsis
Au moment où s’ouvrent en Belgique les négociations
pour la formation d’un nouveau gouvernement, cette analyse
tente de faire le point sur la question des sans papiers.
Le vaste mouvement d’occupations d’églises et autres
lieux publics dans la première moitié de l’année
2006 et de multiples autres manifestations ont fait apparaître
le problème au grand jour et interpellent le monde
politique. L’Union de Défense des Sans Papiers (UDEP),
les associations qui les soutiennent, regroupées
au sein du Forum Asile et Migrations (FAM), ainsi que plusieurs
partis ont élaboré des propositions de loi
tendant à déterminer des critères et
à instituer une Commission afin de sortir de l’arbitraire
qui semble actuellement régir les régularisations.
Ils n’ont pas réussi à imposer leurs vues
lors de la discussion de la loi du 15 septembre 2006 qui
réforme la procédure d’asile. Pourront-ils
obtenir davantage dans la nouvelle configuration du paysage
politique ? Rien n’est moins sûr. Le problème
pourtant est là. Pour en montrer l’importance, l’analyse
risque une description statistique et typologique du monde
des sans papiers. Pour en sonder la complexité, elle
le situe dans ses différentes dimensions : les aléas
de la politique belge d’immigration, la prospective démographique
et économique, la mobilité humaine dans un
monde globalisé, et finalement la question de la
justice sociale et du combat démocratique.
Jean-Marie Faux, Centre AVEC, juin 2007, 9 pages A4.
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